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Réactions et presse

Pour une fois qu’une initiative belge se joue nationale… Alors que les grands théâtres peinent à proposer quelques rares spectacles sous-titrés, deux auteurs flamands ont créé une pièce pour les jeunes des deux communautés. Il faut dire que l’enjeu est de taille. Et le spectacle, du théâtre action. (…)

Décors minimalistes, mise en scène dynamique et composée d’une série d’instantanés, la pièce accroche. (…) La pièce aligne des dialogues vifs et évite le ton paternaliste d’usage.
(Harold Nottet, Le Soir – Victoire)

Des réactions des jeunes spectateurs:

  • C’est marrant, on se retrouve dans certains personages.
  • Ca représente ce qu’il se passe dans toutes les familles.
  • C’est plus ou moins notre style de langage.

 

Père, mère… quelle galère !

Une pièce d’actualité, qui fait réfléchir sur notre société, sur nos modesde vie. Elle devrait être présentée dans de nombreuses écoles.

Freddy GILLAIN L’ histoire est simple. On serait même tenté de dire banale. Deux copains, dont l’un est déjà bien connu des services de police pour sa consommation d’alcool et de drogue. L’autre est assis entre plusieurs chaises, entre un père perpétuellement absent, une belle-mère qui lui veut du bien mais s’y prend mal et la fille de celle-ci qui s’amourache de lui. Il vit mal dans cette famille recomposée, où il ne se sent guère à l’aise. Le ton monte entre lui et sa nouvelle belle-mère. Un mot de trop et c’est la rupture, la fugue.
Et alors commence la réflexion. Le jeune homme est pris dans un tourbillon d’émotions. Le dilemme se présente à lui. Ou suivre aveuglément son copain qui l’incite à une rupture définitive avec sa famille, ou reprendre, malgré tout, le chemin d’une maison où il n’était finalement pas si mal que cela. Mais pour quoi ? pour qui ? Finalement c’est cette dernière solution qui prévaudra, tout étonné qu’il sera de se savoir aimé.
Dualisme
La finale du spectacle est quelque peu manichéenne. Elle risque de poser plus de questions que de donner de réponses. Si aucune morale n’est clairement proposée, tout au moins une orientation semble se dégager. ” Rien de tel que de vivre dans une famille où on se sent aimé… même si cette famille est recomposée. ” Mais alors, qu’en est-il de ceux qui sont réellement rejetés ? et dans la vie de tous les jours, cette situation est plus courante qu’on ne le pense. Ce spectacle donne une lueur d’espoir et montre, à suffisance, que la fugue est loin d’être une porte de sortie.
C’est la raison pour laquelle, cette pièce qui s’adresse à des jeunes, de 12 à 16 ans, ne se comprend que si elle est suivie d’un débat. Celui-ci risque cependant d’être animé et peut faire resurgir des rancoeurs parfois bien enfouies. Mais sans doute est-ce une partie du remède.
Soutenir un projet Quatre comédiens du Théâtre de la Marquise, conduits par Jean-Claude Daspremont, se sont risqués à cette entreprise. Christiane Dorval, Thomas Delvaux, Michaël Parys et Émilie Dubreucq. Haute comme trois pommes, c’est pourtant elle qui porte le spectacle à bout de bras, qui tient le public en haleine, par sa gaieté, sa joie de vivre, sa spontanéité et son naturel. Elle est bien dans sa peau et cela se sent.
Devant la Reine Deux auteurs néerlandophones sont à l’origine de cette réflexion. Marc Hendrickx et Dirk Dobbeleers ont écrit le livre en néerlandais. Il a ensuite été adapté en pièce avant d’être repris, pratiquement dans les mêmes termes en français.
Le spectacle sera donc présenté dans les deux langues. Le rêve des auteurs et du réalisateur est que la version flamande soit jouée dans des classes d’immersion et vice-versa. Ils ont le soutien de Child Focusqui a vu dans les thèmes proposés sujets à réflexion.
Le metteur en scène et les acteurs espèrent prochainement présenter cette pièce à la reine Paola qui aurait fait part de son désir de voir le spectacle. Des pourparlers avec le Palais sont en cours. Peut-être au théâtre royal de Namur.

(Freddy Gillain – Vers L’Avenir)